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Travailler dans les énergies renouvelables : quelles formations et quels métiers en France ?

28 septembre 2026 - Chaynèze Mahha - Temps de lecture : 4 min

Plenitude, énergie, metiers, formations energie renouvelable

Les énergies renouvelables (EnR) recrutent dans des métiers très variés, avec des parcours de formation accessibles à différents niveaux. En France, la dynamique d’emploi et les besoins en compétences soutiennent des perspectives concrètes pour les candidats et les personnes en reconversion.

  • En résumé :

     En France, les énergies renouvelables représentaient déjà près de 428 000 emplois directs et indirects en 2024.

    Les besoins concernent aussi bien des profils de terrain (électriciens, techniciens...) que des diplômés de l'enseignement supérieur (ingénieurs, chefs de projet...).

    La diversité des parcours, du CAP au bac +8, offre de nombreuses passerelles d'accès.

Pourquoi les énergies renouvelables sont-elles un secteur porteur en France ?

Le secteur des énergies renouvelables répond à des besoins durables : production d’énergie bas carbone, accélération de la rénovation énergétique, électrification des usages, déploiement d’infrastructures adaptées. Cette dynamique entretient une demande soutenue en compétences techniques, industrielles et tertiaires.

 

Pour aller plus loin, découvrez dans notre article où en est la France sur les énergies renouvelables ?

Combien d'emplois le secteur représente-t-il ?

Selon l’Agence de la transition écologique (ADEME), les activités concourant à la transition énergétique représentaient 421 230 emplois en 2022, soit 24 % de plus qu’en 2020, dont 166 390 dans la branche « énergies ». Dans cette dernière, 25 490 emplois étaient liés au solaire photovoltaïque et 16 000 à l’éolien terrestre. De son côté, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) estime à 248 785 les emplois directs et à 178 947 les emplois indirects liés aux EnR en 2024.

Les perspectives restent orientées à la hausse. En 2024, France Stratégie évoquait une création nette de 150 000 emplois supplémentaires d’ici 2030 dans le cadre de la planification écologique.

Quels sont les avantages concrets de travailler dans les EnR ?

Du chantier à l’étude technique, en passant par le conseil, la gestion de projet ou le suivi de performance, les énergies renouvelables offrent de nombreux débouchés.

Le secteur présente aussi un ancrage territorial fort. L’étude du SER souligne une répartition diffuse des emplois sur le territoire et rappelle qu’une part importante des postes est difficilement délocalisable.

Les technologies évoluent rapidement, ce qui crée de nouveaux besoins en compétences et en formations professionnalisantes.

Pour aller plus loin, découvrez notre article sur la formation des agents publics aux enjeux environnementaux.

Quels sont les principaux métiers des énergies renouvelables ?

Les métiers des EnR recouvrent plusieurs grandes familles : installation, maintenance, étude, développement commercial, conduite de projets ou encore ingénierie. Les besoins sont visibles en particulier dans le solaire, l’éolien, la géothermie, l’hydrogène, la filière électrique et la rénovation énergétique.

Quels métiers techniques sont les plus demandés ?

Les métiers de terrain restent très recherchés, notamment les électriciens, les monteurs de réseaux, les techniciens de maintenance ou du photovoltaïque et les installateurs de systèmes thermiques. L’Onisep (Office national d'information sur les enseignements et les professions) cite par exemple les CAP et bacs professionnels orientés électricité, froid, chauffage et énergies renouvelables, ainsi que les BTS (Brevets de Technicien Supérieur) liés à l’électrotechnique ou aux fluides-énergies-domotique.

La filière solaire illustre bien cette réalité. Les formations consacrées au solaire photovoltaïque et à la transition énergétique listées par France Travail présentent des métiers techniques directement liés à l’installation, à la mise en service et à l’exploitation des équipements. Dans cette logique, des études dans le photovoltaïque peuvent mener à des fonctions de technicien de bureau d’études, d’installateur ou de chargé de suivi de performance.

Quels profils cadres et ingénieurs le secteur recherche-t-il ?

Les besoins ne concernent pas seulement les métiers manuels. Les entreprises recherchent aussi des ingénieurs, des chefs de projet, des responsables d’exploitation, des chargés d’affaires et des profils experts capables de piloter des projets complexes. L’Onisep rappelle qu’à bac +5, les diplômes d’ingénieur et les masters ouvrent sur des postes avec davantage de responsabilités, et qu’un doctorat en énergies renouvelables en France peut convenir aux fonctions de recherche ou d’expertise.

Pour un candidat, l’école d’ingénieur en énergies renouvelables en France n’est pas la seule voie possible. Une formation en énergies renouvelables à l’université peut aussi conduire à des postes de conception, d’analyse ou de management de l’énergie, notamment via des licences professionnelles, des masters spécialisés ou des parcours orientés efficacité énergétique.

Quelles formations pour travailler dans les énergies renouvelables ?

Les parcours de formation pour travailler dans les énergies renouvelables vont du CAP au doctorat (bac +8), selon le métier visé. L’intérêt est justement de proposer des passerelles entre voie scolaire, études supérieures, alternance et formation continue.

Quelles formations courtes et professionnalisantes sont disponibles ?

Les formations courtes répondent bien aux besoins d’entrée rapide dans le secteur. France Travail propose des sessions de quelques heures à quelques jours sur les bases des énergies renouvelables, les risques électriques, le photovoltaïque ou la géothermie, avec des formats en centre, à distance ou mixtes.

Plusieurs CAP et bacs professionnels permettent d’accéder à des postes d’opérateur ou de technicien, notamment en électricité, génie climatique, froid et maintenance énergétique, indique l’Onisep. Ces diplômes constituent une première base solide avant une éventuelle spécialisation.

Quelles études supérieures longues mènent aux métiers des EnR ?

Les cursus bac +2 et bac +3 sont nombreux :

  • BTS électrotechnique,
  • BTS fluides-énergies-domotique,
  • BTS maintenance des systèmes,
  • BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) génie électrique et informatique industrielle,
  • Ou BUT métiers de la transition et de l’efficacité énergétique.

Ces parcours peuvent mener à des emplois de technicien supérieur ou d’exploitation et constituer une première étape vers la conduite de projets.

À bac +5, les formations universitaires et les écoles d’ingénieur ouvrent sur des fonctions d’encadrement et d’expertise. Les universités proposant des parcours en énergies renouvelables en France proposent des masters en énergie, électrotechnique, génie climatique, hydraulique ou efficacité énergétique. Les cursus d’ingénieur restent très appréciés pour les projets industriels et les grandes infrastructures. Pour les profils orientés recherche, le doctorat complète le parcours.

L'alternance est-elle une bonne voie pour entrer dans le secteur ?

L’alternance en énergies renouvelables est particulièrement adaptée à ce marché. L’étudiant acquiert une expérience concrète sur le terrain tout en validant un diplôme. Cette formule répond bien aux attentes des employeurs du secteur. Elle est pertinente pour les jeunes, mais aussi pour les adultes en reconversion désireux de sécuriser leur insertion professionnelle.

L’intérêt est double : l’apprenant développe des compétences techniques réelles et découvre les contraintes d’un chantier, d’un bureau d’études ou d’un service de maintenance. Dans un secteur où les technologies évoluent vite, l’alternance facilite aussi l’appropriation des outils et des normes.

Comment financer sa formation dans les énergies renouvelables ?

Plusieurs dispositifs participent à réduire le coût d’une formation en énergies renouvelables. Certaines sont financées par France Travail, d’autres par l’OPCO (opérateur de compétences), d’autres encore par le CPF (compte personnel de formation) ou les conseils régionaux.

Par où commencer pour s'orienter vers les énergies renouvelables ?

L’orientation dépend surtout du niveau d’études, de l’expérience et de l’objectif professionnel du candidat. Le secteur accepte des profils très variés. Les compétences techniques et la motivation doivent être alignées avec le métier visé.

Étudiant ou jeune diplômé : quel parcours privilégier ?

Il est dans l’intérêt des étudiants et jeunes diplômés de choisir un parcours progressif, en commençant par un diplôme technique reconnu. Les BTS, BUT, licences professionnelles et masters permettent de construire une spécialisation cohérente vers le solaire, l’éolien, la géothermie, la mobilité électrique ou l’efficacité énergétique.

En reconversion professionnelle : par quelle formation commencer ?

En reconversion, il est souvent préférable de partir d’un cursus court et professionnalisant. Une formation aux métiers des énergies renouvelables centrée sur les bases techniques, la sécurité, l’électricité ou la performance énergétique, par exemple, peut servir de tremplin.

Les métiers les plus accessibles varient selon les expériences passées. Les profils issus de l’électricité, du bâtiment ou de la maintenance disposent notamment de compétences transférables vers certains métiers du secteur des énergies renouvelables. Dans le photovoltaïque, France Travail indique ainsi que les formations d’accès peuvent s’appuyer sur ces filières. Une formation complémentaire permet ensuite d’acquérir les compétences spécifiques nécessaires au métier visé.

Les formations en énergies renouvelables offrent aujourd’hui des passerelles vers des métiers utiles, techniques et variés. Entre voie courte, alternance, université et école d’ingénieur, les candidats ont la possibilité de construire un parcours adapté à leur niveau et à leur projet dans ce secteur en croissance.

Sources

Stratégie française pour l’énergie et le climat - Ministère de la Transition Énergétique

Stratégie Plan gouv - Planification écologique : stratégie emplois et compétences

ONISEP - Les formations pour exercer dans le secteur de l’énergie

MaFormation - Master spécialisé Eco-innovation et nouvelles technologies de l’énergie

 

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Questions de nos lecteurs

  • Certaines formations sont dispensées en présentiel, d’autres 100 % à distance. D’autres encore sont mixtes.

  • Oui, certaines formations dans le secteur des énergies renouvelables sont finançables via le compte personnel de formation. C’est par exemple le cas du Master spécialisé « Éco-innovation et nouvelles technologies de l’énergie ».

  • Oui, il existe des formations diplômantes, certifiantes et professionnalisantes à différents niveaux, du CAP au bac +8.

Pour aller plus loin