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Villes propres : petit tour du monde des villes qui respirent le mieux

01 février 2026 - Tom Leray - Temps de lecture : 3 min

Plenitude, énergie, écologie, les villes les plus propres au monde

Les villes qui respirent le mieux ne se limitent pas à des rues propres : elles combinent santé publique, urbanisme, énergie propre et engagement citoyen. De Copenhague à Singapour, en passant par Zurich, Oslo ou Stockholm, des métropoles du monde entier démontrent que des solutions très concrètes existent, et ne demandent qu’à être dupliquées.

Pourquoi la qualité de l’air fait-elle toute la différence dans une ville propre ?

La ville est impeccable, l’air respirable, le cadre de vie agréable… Quand on dresse la carte des villes « propres », on s’aperçoit que la propreté ne se résume pas à des trottoirs bien lessivés. Elle repose sur un projet global de santé publique, d’urbanisme et d’environnement, en lien étroit avec les habitants, les premiers concernés.

Chaque jour, les citadins mettent, en effet, leur santé en danger. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution de l’air est responsable de près de 200 000 décès prématurés chaque année en Europe, dont environ 20 000 en France. À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que plus de quatre millions de personnes en meurent tous les ans. Pourtant des solutions existent. Tour d’horizon des villes et initiatives mises en place pour rendre les villes plus propres.

Quelles villes ont relevé le défi de la pollution ?

Heureusement, certaines métropoles européennes montrent la voie. De nombreux classements internationaux évaluent leurs efforts selon la qualité de l’air, l’énergie propre, les transports publics, les espaces verts, la gestion des déchets et l’engagement citoyen. Selon ces grilles de lecture, on voit toujours revenir un même noyau dur de métropoles.

Copenhague : la capitale verte qui mise sur le vélo et les énergies renouvelables

Copenhague est l’une de ces villes propres. La capitale danoise a fait des enjeux climatiques un projet politique, et pas un simple slogan marketing. Depuis 2005, elle a réduit ses émissions de 75 % et vise la neutralité carbone d’ici 2028. Pour cela, la ville a investi dans les mobilités douces : 62 % des habitants utilisent le vélo et les transports publics fonctionnent aux énergies renouvelables. La ville a aussi rénové ses bâtiments, planté des dizaines de milliers d’arbres,  et produit près des deux tiers de son énergie via l’éolien et la biomasse.

Singapour : la nature intégrée en ville pour un air pur

Singapour, ville-État ultra-dense, offre un tout autre scénario : ici, la propreté est à la fois un projet écologique et un contrat social strict. Jeter un mégot au sol coûte l’équivalent de 200 euros et la récidive entraîne des amendes bien plus lourdes, assorties de travaux d’intérêt généraux. Mais la cité-Etat ne se limite pas à la répression. Pour garantir une ville propre, elle mise surtout sur une gestion très « tech » de son territoire. 

Elle utilise, par exemple, un système de retraitement et de recyclage des eaux usées ultra-performant, par microfiltration, osmose inverse et irradiation UV, baptisé NEWater. Elle a développé des jardins verticaux, sur les façades des immeubles et les toits, afin de verdir son territoire, comme elle a éloigné les usines polluantes des zones habitées. Sans parler, évidemment, d’une politique pro-transports en commun, qui incite à délaisser sa voiture.  

Zurich : politique zéro émission et transports efficaces

À Zurich, la propreté passe autant par la gestion des déchets que par celle de l’énergie. La ville multiplie les points de collecte (plus de 3 000 pour 400 000 habitants), privilégie les mobilités durables (transports en commun et vélos électriques, véhicules à faible émission) et mène une politique ardente de réduction des émissions, visant à la neutralité carbone à l’horizon 2040.

Oslo : pionnière dans la réduction des voitures polluantes

Oslo, de son côté, se distingue par son budget climatique annuel, qui existe depuis 2017 et qui fixe des quotas d’émissions par secteur et mesure les progrès réalisés. Pionnière dans la réduction de la circulation automobile, la ville a depuis longtemps transformé son centre en vaste zone piétonne et a remplacé des milliers de places de parking par des espaces verts, lesquels couvrent aujourd’hui 70 % de son territoire.

Stockholm suit sensiblement la même voie. La capitale suédoise promeut également la végétalisation, avec un parc urbain, véritable « poumon vert », de 27 km² en son sein, ainsi que sept réserves naturelles. Elle aussi s’appuie sur un budget carbone officiel, qui plafonne les émissions carbones. Très volontariste, la ville a pour objectif de ne plus utiliser d’énergie fossile en 2040, et cible une réduction de 80 % des émissions dans les transports (via l’électrification des bus, vélos et trains) et de 50 % de la consommation énergétique (via la rénovation des bâtiments).

Quelles stratégies font le succès des villes propres ?

Au-delà de ce quintet, d’autres villes se démarquent. Vancouver compte plus de 240 parcs et jardins, tandis qu’Helsinki consacre près d’un tiers de son territoire aux espaces verts. La végétalisation reste en effet un levier clé pour toute ville qui se veut « propre ».

A Portland, cela se concrétise avec ses « Green Streets » et son objectif d’atteindre 33 % de couverture arborée dans la ville. Lancé dans les années 2000, ce programme de plantations, partout entre chaussées et trottoirs, offre de nombreux avantages. La végétation absorbe le CO₂, contribuant ainsi à améliorer la qualité de l’air. Elle rafraîchit la ville, ce qui est loin d’être anecdotique dans un contexte de réchauffement climatique accéléré. Et, enfin, cela rend les déplacements piétons plus agréables et plus sûrs.

On touche d’ailleurs, ici, un autre point crucial : il n’y a pas de villes propres sans une promotion des mobilités douces. Les transports représentent environ 30 % à 40 % des émissions de CO₂ en milieu urbain : c’est colossal. Et ce n’est donc pas un hasard si les villes les plus exemplaires ont toutes en commun des politiques strictes en matière de circulation, avec des zones à faibles émissions et une régulation du stationnement. Or ces mesures peuvent vite être impopulaires si elles ne sont pas accompagnées de l’adhésion des citoyens.

Une ville propre ne se décrète en effet jamais pas par arrêté municipal. Elle se construit au quotidien, au contact des usagers. 

Ainsi, à Taipei, à Taïwan, le ramassage des déchets se veut… ludique. Les camions de collecte diffusent de la musique classique pour signaler leur passage, incitant les habitants à sortir avec leurs sacs triés et à les jeter eux-mêmes dans les bennes, sans qu’ils aient été précédemment mis sur la voie publique. De quoi responsabiliser les citoyens… Le tout, c’est vrai, sous une étroite surveillance des agents, avec des amendes salées pour les contrevenants. Mais le résultat est là : le taux de recyclage est passé de 2 % en 2000 à 67 %, et les rues sont impeccables.

Comment d’autres villes peuvent-elles devenir propres ?

En France, l’Association des villes pour la propreté urbaine (AVPU) a créé en 2016 le label « Ville Eco-Propre », pour récompenser les collectivités les plus engagées. Le label valorise, au fil de ses différentes étoiles (5 au total), les moyens mis en œuvre pour diminuer la salissure (équipements, communication, médiation, sensibilisation, coercition, etc.) obtenue par une amélioration durable des comportements des usagers sur l’espace public. En 2024, 152 d’entre elles bénéficient de ce label, dont 7 avec les 5 étoiles maximales : Cannes, Metz, Nice Côte d’Azur Métropole, Niort, Saint-Brieuc, Antibes et Le Havre.

Pour les villes hors de ce club très fermé, la marche peut sembler haute, mais tous ces exemples montrent que des solutions existent. Il revient aux élus de les mettre en œuvre, et aux citoyens d’y adhérer.

Pour en savoir plus, découvrez dans notre article l’exemple de la ville d’Angers.

Questions de nos lecteurs

En France, l’air le plus pur se trouve en dehors des grandes agglomérations, surtout dans les petites communes rurales et certaines zones de montagne ou de littoral. Le village de Soulages, dans le Cantal, peut ainsi être cité parmi les communes où l’on respire le mieux, avec de très faibles concentrations de particules fines. D’autres villages, notamment en Corse, peuvent être mis en exemple.

Toutes les villes qui ont réussi à rendre leur air plus respirable ont toutes des actions communes : lutte contre la circulation automobile, promotion des transports en commun et des mobilités douces, rénovation énergétique des bâtiments, gestion des déchets optimisés et recyclage, végétalisation de l’espace urbain.

Les villes nordiques, assez proches du littoral et peu peuplées, sont parmi les moins polluées du continent. C’est ainsi que l’on retrouve souvent citées des villes finlandaises, comme Kittilä (Finlande), ou suédoises, comme Uppsala et Umeå.

Pour aller plus loin