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Polluants du quotidien : comment protéger ses enfants à la maison ?

04 mai 2026 - Chaynèze Mahha - Temps de lecture : 3 min

Plenitude, énergie, écologie, polluants du quotidien, polluants domestiques, protéger ses enfants au quotidien

Découvrez les principaux polluants du quotidien à éviter et, surtout, toutes les solutions concrètes pour réduire leur impact et protéger vos enfants, qui sont  particulièrement vulnérables à la pollution domestique.

Pourquoi les enfants sont davantage exposés aux polluants ?

La pollution de l’air est un enjeu majeur. Selon Santé Publique France, cette dernière est responsable d’environ 40 000 décès prématurés chaque année dans le pays. Sans aller jusqu’à la mort, elle cause tout de même de nombreux problèmes de santé tels que des irritations, des maux de tête, une gêne respiratoire ou encore des allergies

Dans ce contexte, les enfants sont particulièrement vulnérables, notamment car  leur organisme est en plein développement, pas encore mature. Ainsi, leurs organes, notamment le foie et les reins, au premier rang quand il s’agit de détoxifier et d’éliminer les impuretés, ne sont pas au maximum de leur efficacité. De même, leur système immunitaire est plus fragile et leur peau plus fine. 

Résultat : ils sont plus sensibles aux effets de la pollution, que ce soit par inhalation, ingestion ou simple contact cutané. Tout cela est encore renforcé par le fait qu’à poids égal, un enfant respire davantage, boit plus et mange plus qu’un adulte : ce sont là autant de portes d’entrée supplémentaires pour des polluants qui, seront ensuite éliminés plus lentement et difficilement.

L’importance des 1 000 premiers jours

C’est pour cette raison que l’on évoque le concept « des mille premiers jours », soit cette période, déterminante pour le développement et la santé du bébé, s’étendant du quatrième mois de grossesse jusqu’à l’âge de deux ans et demi, au seuil de l’entrée en école maternelle.

Ce court laps de temps est crucial car, à cet âge, même de faibles expositions peuvent avoir des effets durables. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à avoir en tête les plus de 11 000 cas d’hospitalisations d’enfants de moins de trois ans pour des crises d'asthme sévères chaque année en France. Ainsi, le nombre d’enfants asthmatiques a fortement augmenté dans le pays au cours des dernières décennies, et ce n’est sans doute pas un hasard.

5 polluants du quotidien à connaître absolument

1) Les composés organiques volatils (COV) dans la chambre et les jouets

Ils sont invisibles à l’œil nu, mais omniprésents. On les appelle COV, pour « composés organiques volatils » et, dans la chambre des enfants encore plus qu’ailleurs, ils sont l’ennemi numéro un contre lequel lutter.

Il s’agit de substances chimiques qui, au contact de l’air ambiant, s’évaporent et se diffusent. On les trouve dans de nombreux produits du quotidien comme les peintures, les produits ménagers ou les parfums, mais aussi les meubles neufs ou certains jouets, là aussi particulièrement quand ils sont neufs.

On insiste sur ce mot, neuf, car leurs émissions sont d’autant plus fortes au moment de l’installation ou du déballage. C’est cette fameuse « odeur de neuf » qui nous monte au nez parfois, dans ces moments-là. Les plus connus de ces COV sont peut-être le formaldéhyde ou le benzène et ceux-là, comme les autres, peuvent provoquer des irritations, des maux de tête, des allergies ou encore de la toux. 

2) Les perturbateurs endocriniens dans les plastiques et cosmétiques

Autres substances chimiques encore plus inquiétantes : les perturbateurs endocriniens, dont les effets sont délétères puisqu’ils peuvent participer à dérégler le système hormonal. On en retrouve dans de nombreux objets et produits du quotidien, notamment dans certains plastiques, mais aussi dans certains produits ménagers ou cosmétiques. Les fruits et légumes peuvent également en être vecteurs, via la persistance éventuelle de résidus de pesticides dangereux.

Ici, les effets néfastes peuvent se faire sentir très tôt, dès la vie in utero. Et le danger tient surtout à un « effet cocktail », c’est-à-dire à l’accumulation de nombreuses petites expositions dans le temps. Les conséquences possibles vont de la naissance prématurée à des troubles du développement, en passant par une puberté précoce ou encore une baisse de la fertilité. Ils sont également suspectés d’être associés à des cas de cancers. 

3) Les particules fines et les sources de pollution de l’air intérieur

Quand on parle de pollution, on pense tout de suite à l’air extérieur, aux gaz d’échappement des voitures comme aux gaz à effet de serre. Mais on oublie trop souvent d’évoquer l’air intérieur. Ce dernier est, en réalité bien plus pollué. En cause ? L’usage de produits ménagers, pas toujours très sains, ou encore certaines habitudes du quotidien, dont il faudrait se débarrasser : l’utilisation de bougies ou de parfums d’ambiance, par exemple.

Les résidus de cuisson peuvent être aussi très nocifs, de même que, bien sûr, la fumée du tabac… Ce sont là autant de sources de pollution de l’air intérieur et qui, faute d’aération suffisante, peuvent affecter les poumons et les voies respiratoires de votre enfant.

Pour aller plus loin, découvrez des recettes de lessive maison au savon de Marseille ou savon noir.

4) Les moisissures et l’humidité dans le logement

Il faut faire la chasse à l’humidité ambiante. Un air humide et une maison mal ventilée favorise le développement de moisissures. Au-delà du côté inesthétique, avec ces vilaines traces noirâtres que cela laisse, c’est surtout potentiellement dangereux. Les spores, invisibles, se diffusent dans l’air et peuvent provoquer des irritations, des allergies et autres troubles respiratoires, en particulier chez les personnes les plus sensibles. Et donc les enfants notamment.

5) Les pesticides et polluants ramenés de l’extérieur

Les polluants ne s’arrêtent pas à la porte d’entrée. Des résidus de pesticides ou d’autres polluants, ainsi que des poussières et particules, peuvent être rapportés de l’extérieur, notamment sur les chaussures ou les vêtements, puis s’accumuler dans la poussière au sol. Comme les jeunes enfants passent beaucoup de temps par terre et portent facilement leurs mains à la bouche, ils sont particulièrement exposés à ces contaminants.

Comment réduire l’exposition aux polluants ?

Aérer et améliorer la qualité de l’air intérieur

Heureusement, protéger les enfants ne demande pas de bouleverser son mode de vie. En adoptant quelques réflexes simples, il est possible de réduire significativement leur exposition aux différents polluants et, ainsi, de préserver leur santé.

Le geste le plus élémentaire et le plus efficace reste l’aération. Ouvrir les fenêtres au moins deux fois par jour, cinq à dix minutes, permet de renouveler l’air intérieur et d’évacuer une grande partie des polluants. Une bonne ventilation et un logement bien isolé limitent aussi l’humidité et les risques de moisissures.

Attention aux meubles neufs, peintures et autres matériaux

Pour les peintures, quand vous voulez rénover vos murs et plafonds, regardez bien les packagings sur les pots avant de choisir : la présence d’une étiquette indiquant le niveau des émissions de l’air intérieur est obligatoire. Fiez-vous à la note indiquée et optez pour du A+. Et, dans tous les cas, peintures peu émissives ou non, avant de réintégrer la pièce, aérez après chaque couche et attendez plusieurs heures, voire plusieurs jours, au minimum 24 à 48 heures, voire davantage si vous sentez une odeur persistante.

Les mêmes précautions sont à prendre pour les meubles neufs. Privilégiez des matières brutes, le moins traitées possible. Et aérez, c’est toujours le maître mot à avoir en tête ! Aérez et attendez cette fois plusieurs jours, ou plusieurs semaines. L’idéal est ainsi, si vous le pouvez, de d’abord entreposer vos meubles neufs dans des endroits à l’écart, un sous-sol ou un garage, à condition qu’ils soient bien ventilés.

Au sol, préférez le parquet brut en évitant autant que possible les revêtements nécessitant l’utilisation de colles, comme certaines moquettes par exemple. Mêmes causes, mêmes effets pour le papier peint au mur.

Gare aux produits ménagers et aux désodorisants chimiques

Les produits d’entretien chimiques, les aérosols ou les bougies et autres parfums d’ambiance sont de grandes sources de pollution. Pour nettoyer, mieux vaut se tourner vers des alternatives simples comme le vinaigre blanc, le savon noir ou le bicarbonate de soude. En règle générale, plus les listes d’ingrédients sont courtes, mieux c’est. 

Vous pouvez, pour encore plus de sûreté, utiliser un aspirateur doté d’un filtre à air de haute-efficacité. Surtout, n’oubliez pas de rincer ensuite à l’eau claire. Ici, c’est une manière d’éliminer les résidus issus des produits ménagers, pas toujours très naturels, et que les enfants, traînant souvent au sol, ou mettant très facilement leurs doigts à la bouche, peuvent encore plus facilement ingérer ou inhaler que les adultes.

La cuisine et la salle de bain, des pièces à risques

En cuisine, au-delà des émissions dues à la cuisson en elle-même, il faut faire attention à l’utilisation de plastique. Il est ainsi déconseillé de réchauffer au micro-ondes des aliments dans des contenants en plastique, non conçus pour cela. Le verre ou l’inox sont des options plus sûres. Il est recommandé, aussi, de bien laver ses fruits et légumes, et de choisir les produits les moins transformés possibles. 

Dans la salle de bain, les produits de beauté et d’hygiène ne sont pas anodins. Choisir des cosmétiques et des couches portant un label environnemental permet de limiter l’exposition aux substances indésirables.

Questions de nos lecteurs

Les objets du quotidien les plus polluants sont les plastiques à usage unique, les appareils électroniques, les vêtements synthétiques, les produits chimiques ménagers, les voitures ou encore certains meubles ou peintures. C’est dû, suivant les cas, soit à la manière dont ces objets sont fabriqués, soit à la manière dont ils sont utilisés. Souvent les deux, bien sûr.

Les pollutions, au quotidien, viennent de l’air (fumée, particules, gaz), des produits chimiques (produits ménagers, cosmétiques, peintures), des plastiques et emballages, des pesticides sur les aliments, ou encore des textiles et des différents déchets qui contaminent l’eau, l’air et le sol.

Pour aller plus loin