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« La Penduline », l’oiseau rare de l’éco-construction

13 mars 2026 - Tom Leray - Temps de lecture : 2 min

Plenitude, énergie, écologie, Alice Renaux, La Penduline,  éco-constructionAlice Renaux, connue sur Instagram sous le nom de La Penduline, s’est imposée comme une voix singulière de l’éco-construction. Artisane reconvertie, consultante et formatrice, elle accompagne ceux qui veulent bâtir une maison écologique saine, durable et adaptée à leur vie.

De l’ingénierie aux enduits à la terre

Dans le Cantal, Alice Renaux conseille, forme et accompagne des particuliers décidés à bâtir autrement. Derrière son nom d’oiseau, La Penduline, se cache une ancienne ingénieure territoriale devenue figure de l’éco-construction. Son credo est simple : penser la maison écologique comme un lieu sain, durable et cohérent avec les ressources disponibles. Loin des effets de mode, elle défend une approche concrète, ancrée dans le terrain et l’expérience.

Avant les chantiers, il y avait les bureaux. Diplômée et employée dans la fonction publique, Alice Renaux travaillait sur la gestion des milieux aquatiques. Une carrière stable. Un cadre rassurant. Mais déjà une sensibilité environnementale forte.

En 2006, elle achète seule une maison à rénover dans le Cantal. Elle n’a jamais bricolé. Elle apprend sur des forums, participe à des chantiers, découvre la chaux, la terre, les enduits naturels. À l’époque, l’éco-construction reste confidentielle. Trouver un sac de chaux en zone rurale relève du parcours du combattant.

Très vite, elle veut aller plus loin. Se former. Obtenir un diplôme. Lorsqu’elle candidate en maçonnerie du bâti ancien, un recruteur lui ferme la porte. « Vous êtes une femme, aucune entreprise ne vous embauchera. » Nous sommes en 2007. Elle ne renonce pas. Elle se forme ailleurs, travaille sur des chantiers en bottes de paille, finit par décrocher son diplôme. Le bâtiment devient son métier.

Une maison n’est pas un produit

Aujourd’hui, La Penduline intervient surtout comme consultante. Des particuliers la sollicitent avant d’acheter un bien. D’autres hésitent sur un choix d’isolation ou de matériaux. Face à la masse d’informations en ligne, beaucoup se disent perdus. Elle aide à trier, à comprendre, à décider.

Pour elle, une maison écologique ne se résume pas à quelques matériaux biosourcés. C’est d’abord une question de cohérence. « On peut dépenser beaucoup d’argent et rester dans l’inconfort », rappelle-t-elle. Un logement doit être sain. Ne pas empoisonner ses occupants. Ne pas devenir un poids financier insoutenable si la situation change.

Elle insiste sur le cycle de vie. Le béton, composé de ciment et de sable, domine la construction contemporaine. Or le sable est une ressource sous pression à l’échelle mondiale. Extraire, transporter, transformer a un coût environnemental majeur. À l’inverse, certaines techniques permettent, à terme, de démonter un bâtiment sans produire de déchets polluants. L’idée n’est pas de revenir en arrière. Mais de construire en pensant à l’après.

Une niche qui grandit

L’éco-construction reste minoritaire. « Il suffit de regarder ce qui sort de terre », observe-t-elle. Les lotissements standardisés dominent encore. Pourtant, en vingt ans, le paysage a changé. Les formations se sont multipliées. Les réseaux sociaux ont donné de la visibilité à des pratiques longtemps marginales.

Elle distingue deux univers. Le conventionnel, plus hiérarchisé, plus fermé. Et celui de l’éco-construction, qu’elle décrit comme plus horizontal, plus ouvert aux femmes et aux reconversions. Beaucoup de ses consœurs n’ont pas commencé leur vie professionnelle dans le bâtiment. Elles y sont venues plus tard, par choix.

Sur Instagram, La Penduline partage ses conseils, ses chantiers, ses doutes aussi. Elle ne promet pas de solutions miracles. Elle parle de contraintes de séchage, de temps long, de gestes précis. Construire autrement demande de l’engagement.

Son nom vient d’un oiseau européen qui tisse un nid suspendu avec des fibres végétales. Un abri léger, solide, pensé pour protéger. L’image lui ressemble. Dans un monde où tout doit aller vite, elle défend la patience. Bâtir comme on tisse. Avec méthode. Et avec soin.

Retrouvez aussi le témoignage d’Amélie Deloche sur le rôle des influenceurs dans la transition écologique.

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