ARTICLES LES PLUS LUS
Recyclage du plastique : l’objectif du Pacte vert européen

Lire plus
Retour du verre consigné dans 4 régions françaises

Lire plus
ARTICLES LES PLUS LUS
Aides pour chaudières à gaz : soutien financier, avantages et démarches

Lire plus
Comprendre la réglementation du compteur électrique : ce que tout propriétaire doit savoir

Lire plus
ARTICLES LES PLUS LUS
Toutes les aides à la transition énergétique pour les entreprises

Lire plus
ARTICLES LES PLUS LUS
Comment fonctionne une pompe à chaleur (et tout ce qu’il faut savoir) ?

Lire plus
Quelle est la composition d’un panneau solaire ?

Lire plus
ARTICLES LES PLUS LUS
Johan Reboul (Le Jeune engagé) : « Même s’il n’y a qu’une seule personne qui s’engage après avoir vu mes vidéos, alors c’est gagné »

Lire plus
ARTICLES LES PLUS LUS
10 écogestes qui vous permettent d’économiser de l’énergie à la maison

Lire plus
Recette lessive maison au savon de Marseille ou savon noir

Lire plus
ARTICLES LES PLUS LUS
Tout savoir sur l’installation d’une borne de recharge à domicile

Lire plus
Fonctionnement d’une borne de recharge de voiture électrique : devenez incollable  !

Lire plus
Search articles by keyword
Please type a word to proceed

Enter at least 1 keyword to launch results

Comment fonctionne une pompe à chaleur air-eau ?

12 février 2026 - Tom Leray - Temps de lecture : 3 min

Plenitude, énergie, électricité, chauffage, fonctionnement pompe à chaleur air eauUne pompe à chaleur (PAC) air-eau capte les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau d’un circuit de chauffage et, selon les modèles, produire de l’eau chaude sanitaire (ECS).​

Qu’est-ce qu’une PAC air-eau et à quoi sert-elle ?

Une pompe à chaleur air-eau est un système de chauffage utilisant l’aérothermie. Elle prélève de l’énergie dans l’air extérieur (énergie renouvelable) et la transfère au circuit d’eau du chauffage central. Le système est couplé à une alimentation électrique pour faire fonctionner le compresseur et d’autres organes annexes. Il s’intègre sur un réseau hydraulique existant ou sur une installation neuve.​

Quelle différence avec les PAC air-air et eau-eau ?

Les PAC air-air puisent les calories dans l’air extérieur comme une PAC air-eau, mais restituent la chaleur sous forme d’air chaud via des unités intérieures. Il n’y a pas de circuit d’eau. De leur côté, les PAC eau-eau utilisent la chaleur de la nappe phréatique pour chauffer l’eau du circuit de chauffage.​

Quels usages : chauffage et eau chaude sanitaire ?

La PAC air-eau sert à alimenter des radiateurs, des planchers chauffants ou des ventilo-convecteurs air-eau. Il existe aussi des PAC mixtes. En plus du chauffage, elles couvrent les besoins en eau chaude sanitaire.

Quel est le principe de fonctionnement d’une pompe à chaleur air-eau ?

Le principe de fonctionnement d’une PAC air-eau repose sur les changements d’état successifs du fluide frigorigène circulant au sein de l’appareil. Ce dernier a pour fonction de transférer les calories.

Comment la PAC capte-t-elle les calories de l’air extérieur ?

L’air extérieur est capté par l’évaporateur présent sur l’unité extérieure de la PAC. Après avoir reçu les calories de l’air, le fluide frigorigène très froid s’évapore : il passe de l’état liquide à l’état gazeux. La source de chaleur à basse température (l’air extérieur) est ainsi utilisée pour porter le fluide à un niveau de température utile.

Comment fonctionne le circuit frigorifique ?

Une fois vaporisé dans l’évaporateur, le fluide frigorigène est aspiré par le compresseur, où sa pression et sa température augmentent. Le gaz chaud à haute pression passe ensuite dans le condenseur, où il cède sa chaleur à l’eau du circuit de chauffage et se liquéfie.

Le fluide liquide traverse enfin le détendeur, où sa pression chute. Il retrouve son état initial, prêt à capter de nouvelles calories dans l’évaporateur. Ce cycle se répète en continu tant que la demande en chauffage ou en eau chaude est présente.

À quoi ressemble un schéma de fonctionnement d’une PAC air-eau ?

Un schéma d’une pompe à chaleur air-eau montre l’unité extérieure et ses composants, la liaison avec l’unité intérieure ainsi que le raccordement au réseau de chauffage et au ballon d’eau chaude. Il indique aussi le sens de circulation du fluide.

Quels sont les types de PAC air-eau et leurs particularités de fonctionnement ?

Différents types de PAC air-eau existent : monobloc ou bibloc, classiques ou réversibles.

Quelle différence entre une PAC monobloc et une PAC bibloc ?

Dans le cas d’une pompe à chaleur air-eau monobloc, les quatre composants frigorifiques (évaporateur, compresseur, condenseur, détendeur) sont regroupés dans l’unité extérieure. La liaison entre l’unité extérieure et l’unité intérieure se fait par le biais d’un réseau hydraulique (eau de chauffage). Le fluide frigorigène reste confiné à l’extérieur ; il circule en circuit fermé.

Sur une PAC air-eau bi-bloc (ou split), modèle le plus répandu, l’unité extérieure contient l’évaporateur, le compresseur et le détendeur. Le condenseur, lui, est installé dans l’unité intérieure. La liaison entre les deux unités se fait via un circuit frigorifique.

PAC basse, moyenne ou haute température : qu’est-ce que cela change au fonctionnement ?

À la différence d’une chaudière, une pompe à chaleur est conçue pour fonctionner à basse température. La température de consigne idéale d’une pompe à chaleur air-eau se situe entre 35 °C et 45 °C. Cette plage de température garantit un bon rendement. Elle est régulée par la loi d’eau. Ce paramètre, à activer sur l’appareil, adapte la température de l’eau envoyée vers les émetteurs de chaleur en fonction de la température extérieure.​

Comment fonctionne une PAC air-eau réversible ?

Une PAC air-eau réversible fonctionne par inversion du cycle frigorifique. Elle chauffe en hiver et rafraîchit en été, en extrayant les calories de l’intérieur pour les rejeter à l’extérieur.

Pour en savoir plus, découvrez notre article sur le climatiseur réversible.​

Comment une PAC air-eau fonctionne-t-elle selon les conditions extérieures ?

La température extérieure conditionne la quantité de calories disponibles.

Que se passe-t-il par grand froid ?

Même lorsque les températures extérieures sont basses (ex. -15 °C), il reste de l’énergie dans l’air. La PAC air-eau exploite cette énergie tant que la température extérieure se situe dans la plage de fonctionnement de l’appareil (jusqu'à 50 °C en mode refroidissement et -25 °C en mode chauffage). Simplement, par grand froid, le coefficient de performance énergétique (COP) de la PAC air-eau diminue car l’écart de température entre l’air capté et l’eau de chauffage augmente. Le COP est un indicateur de rendement ; il correspond au ratio entre l'énergie utilisée et la chaleur produite. Les PAC air-eau affichent un COP moyen de 2,9, soit 2,9 kWh (kilowatts-heure) restitués pour 1 kWh consommé. À titre comparatif, par -4 °C, le COP moyen observé est de 2. Autrement dit, même en cas de vague de froid, les PAC air-eau restent performantes.

Comment fonctionne la relève de chaudière ?

La PAC fonctionne en priorité. Couplée à l’appareil, la chaudière prend le relais lorsque la température extérieure atteint le point de bivalence, c’est-à-dire la température minimale à partir de laquelle l’appareil n'est plus en mesure de chauffer l'eau du réseau de chauffage de façon suffisante.​

Questions de nos lecteurs

Une pompe à chaleur air-air capte les calories de l’air extérieur comme une PAC air-eau. La différence, c’est qu’elle diffuse la chaleur non pas via un circuit hydraulique, mais par soufflage.​

Le COP observé pour les PAC air-eau en conditions réelles varie en moyenne entre 2,5 et 3, soit 2,5 à 3 kWh de chaleur produits pour 1 kWh d’électricité consommée.

Le rendement énergétique de l’appareil diminue naturellement lorsque la température extérieure baisse, d’où l’intérêt d’une loi d’eau bien réglée. Les études de terrain indiquent que les PAC air-eau restent performantes en cas de vague de froid, avec un COP moyen de l’ordre de 2 mesuré à -4 °C.

Le coût d’une PAC air-eau dépend de nombreux facteurs, comme la configuration du logement, la puissance nécessaire, le type d’appareil (monobloc ou bibloc, classique ou réversible) ou encore son niveau de performance. Pose comprise, il faut compter entre 8 000 et 18 000 €.

Pour aller plus loin