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Digital Clean up Day : le nettoyage numérique expliqué

09 février 2026 - Tom Leray - Temps de lecture : 3 min

plenitude, énergie, écologie, digital clean up day, nettoyage numériqueLa journée mondiale du nettoyage numérique, célébrée chaque année en mars :  cela vous parle ? Découvrez ses enjeux, ses principes clés et ses bénéfices sur l’environnement.

Qu’est-ce que le Digital Clean up Day ?

Cela devient un rituel. Ou plutôt devrait le devenir… Chaque année depuis 2020, au mois de mars, le Digital Clean up Day invite citoyens, entreprises et collectivités à s’interroger sur l’impact environnemental du numérique. Cette journée mondiale de sensibilisation, organisée solennellement le troisième samedi de mars, mais qui en réalité s’étend sur toute la semaine (des animations sont ainsi prévues du 16 au 21 mars 2026) vise en effet à informer sur une pollution qui reste trop souvent cachée mais qui, pourtant, s’avère bien réelle.

La pollution numérique représente aujourd’hui autour de 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, et cela pourrait presque tripler d’ici 2050 si rien ne change. Cela ne vous évoque peut-être rien, mais c’est un niveau à peu près comparable, voire légèrement supérieur, à celui de l’aviation civile, tant décrié. Or, si aujourd’hui de plus en plus de personnes limitent leurs déplacements en avion, peu se questionnent encore sur leurs usages numériques…

Le numérique, une pollution cachée, mais bien réelle

Et pourtant… L’envoi d’un simple courriel génère environ 4 grammes de CO2. Ce n’est pas grand-chose, certes, mais c’est dix fois plus si l’on y adjoint une pièce jointe volumineuse. Si l’on a en tête que, selon l’Ademe, 10 à 12 milliards de mails sont envoyés chaque heure dans le monde, soit quasi 280 milliards chaque jour, cela commence à faire beaucoup.

Même chose avec les 10 millions de recherches effectuées à la minute sur Google à l’échelle internationale, ou avec les dizaines de millions de SMS, échanges WhatsApp et autres messages instantanés. Sans parler du streaming vidéo, qui accapare à lui seul plus des deux tiers du trafic internet mondial, avec les conséquences que l’on imagine : une heure de visionnage standard, en haute-définition (HD), c’est entre 30 et 60 grammes d’émissions de CO2. En 4K, cela grimpe à plus de 300 grammes de CO2. Au global, le streaming vidéo génère ainsi environ 300 millions de tonnes de CO2 par an dans le monde. A titre de comparaison, c’est plus que les émissions annuelles de l’Espagne.

Pour aller plus loin, découvrez notre article : Quelle est l’empreinte carbone d’un mail ?

De la fabrication aux data centers, des émissions carbone partout

Si le numérique pollue autant, c’est qu’il y a des data centers qui tournent et des réseaux qui s’activent. Donc des besoins colossaux en énergie. Un grand data center de 10 000 m² a une consommation annuelle équivalente à celle d’une ville de 50 000 habitants. Et il y en a plus de 12 000 dans le monde…

Mais comme source de pollution il y a, surtout, les appareils que l’on utilise au quotidien : télévision, box et smartphones. Leur impact s’explique par l’ensemble de leur cycle de vie, depuis l’extraction des matières premières, en passant par la fabrication (qui concentre à elle seule 60 % de l’empreinte carbone totale du numérique), le transport et l’utilisation. Selon l’Ademe, un smartphone parcourt par exemple quatre fois le tour du monde entre sa phase de conception à sa mise en vente.

Pour approfondir, consulter notre article sur la sobriété numérique.

Les trois principes clés du Digital Clean up Day et les bonnes pratiques

Toutes ces réalités rappellent que les usages numériques sont loin d’être neutres. Et viennent légitimer l’existence du Digital Clean up Day. Ce dernier s’articule autour de trois grands principes clés avec, comme mot d’ordre : « Nettoyons, réutilisons, recyclons ».

Nettoyer, c’est mettre en pratique des gestes très simples. Les courriels stockés inutilement occupent de l’espace sur les serveurs, ce qui gaspille de l’énergie. Trier sa boîte mail, en supprimant les éléments superflus et en vidant sa corbeille, est donc un réflexe salvateur. Se désabonner des newsletters que l’on reçoit sans jamais les lire en est un autre, de même que compresser ses pièces jointes avant envoi, pour en limiter le poids.

Enfin, sur votre ordinateur ou votre smartphone, toutes les photos conservées sont-elles utiles ? Et les applications ? Faites la chasse, aussi, aux documents enregistrés qui ne servent plus à rien. Évitez les sauvegardes sur le Cloud et privilégiez celles sur un disque dur externe. Téléchargez vos musiques et vos vidéos plutôt que de les regarder en streaming. Préférez le Wi-fi au réseau mobile 4G et, a fortiori au 5G, encore plus gourmand en énergie. Paramétrez vos écrans en mode économie d’énergie (baisse de luminosité, fermeture des onglets inactifs, mise en veille automatique, extinction en fin de journée, etc.).

En entreprise ou entre amis, préférez les appels audios à la visio : une heure de visioconférence équivaut, en termes d’émissions, à entre 10 et 50 km parcourus en voiture essence…

Réutiliser et recycler, c’est veiller à prolonger la durée de vie de ses équipements numériques et à gérer une fin de vie « responsable ». Réparer, quand c’est possible, acheter d’occasion ou en reconditionné, sont ainsi autant de solutions encouragées par le Digital Clean up Day. La gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), pour leur offrir une seconde vie, représente enfin un enjeu environnemental majeur : il y a des matériaux précieux à récupérer et qui permettent de limiter les impacts liés à l’extraction de ressources nouvelles.

Un bilan du Digital Clean up day 2025 tout sauf anodin

En 2025, 61 pays ont participé au Digital Clean up Day, pour des résultats très tangibles. Les organisateurs estiment que l’événement a touché plus de 300 000 personnes en France. Dans le monde, il a permis de supprimer pas moins de 996 To de données (dont 54 millions d’e-mails et 35 millions de fichiers), de remettre en service près de 15 000 équipements, téléphones et ordinateurs.

Autre bilan chiffré : 580 tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques ont été collectées, ce qui a permis le recyclage de 418 tonnes de matière et d’éviter l’extraction d’environ 320 tonnes de métaux ferreux.

Pour être partie prenante de l’édition 2026, rien de plus simple : il suffit de s’inscrire sur le site officiel, digital-cleanup-day.fr, en créant un compte gratuit, qui donne ensuite accès à tous les outils et ressources mis à disposition. L’enjeu est d’inscrire toutes ces bonnes pratiques dans la durée, pour que le Digital Clean up Day ne soit pas seulement une parenthèse, mais un point de départ vers un numérique plus sobre et plus durable.

Questions de nos lecteurs

L’usage de l'IA représente aujourd’hui environ 2 % des impacts environnementaux du numérique, principalement via les data centers dédiés, mais cette part pourrait atteindre 21 % en 2030, avec des émissions de gaz à effet de serre atteignant 277 millions de tonnes de CO2.

Il s’agit des objets fonctionnant à l’électricité et/sur batterie arrivant en fin de vie, comme les smartphones, ordinateurs, TV, chargeurs, imprimantes, réfrigérateurs, jouets électriques ou encore cigarettes électroniques. En France, cela représente environ 500 000 tonnes par an, avec un taux de collecte de l’ordre de 45 % à 50 %.

L’objectif du numérique responsable est de réduire l’empreinte environnementale du numérique, en agissant à la fois dans ses usages (qu’ils soient plus raisonnés), comme dans le choix des appareils (davantage de seconde main et de reconditionné) et la gestion de la fin de fin (réutilisation, recyclage).

Pour aller plus loin